Quand on y réfléchit, c’est d’un cynisme et d’une cruauté écrasantes. C’est la puissance publique qui sous-paie l’aide-soignante, le travailleur social, l’assistant d’éducation. C’est elle qui fixe ces salaires au ras du sol. Et c’est elle, ensuite, qui invoque ces bas salaires pour fermer l’accès aux formations qui y mènent. On dévalorise un métier, puis on punit ceux qui veulent l’exercer, au nom même de la dévalorisation qu’on a organisée. La cause devient l’alibi.