[…] mais regarder un enfant jouer à un jeu est une expérience très frustrante. Ils font n’importe quoi, explorent de façon complètement chaotique, ratent 90 % des indices et indications pour avancer dans le jeu. Dans sa partie de Pokémon rouge, il est au second village après une trentaine d’heures de jeux. Ils n’ont pas cette espèce de surmoi productiviste qui leur impose d’optimiser leurs parties pour arriver au bout dans un temps raisonnable parce que la vie est trop courte. Sans parler des illusions de grandeur et de compétitivité. Tant mieux pour eux.
Je l’ai laissé jouer tranquillement et à son rythme. Une fois les enfants couchés, j’ai repris ma propre partie et je n’ai pas lâché la console les quatre heures suivantes, à peu près tous les soirs depuis.